Le digital centré “apprenant” s’est progressivement immiscé dans notre société. De même que l’on a très vite intégré la vision de quelqu’un qui parle tout seul dans la rue comme étant parfaitement normale. Rappelez-vous, il y a 15 ans, ce même individu aurait été considéré comme aliéné ! Et de même que l’on a, sans broncher, changé notre petit portable pour un smartphone plus gros qui nous permet de consommer du contenu, d’échanger et de travailler partout… Les gens sont devenus des enseignants et des apprenants permanents.

Un mouvement né dans la “rue”

Le mouvement n’est pas venu des formateurs, mais bien de la “rue”. Chacun ayant à sa disposition des outils de plus en plus simples à utiliser, on dispose maintenant sur le web d’un répertoire absolument gigantesque de tutoriels ou autres formats pédagogiques sur absolument tous les sujets.

Le monde de la formation a suivi rapidement, avec une offre incroyable de cours en ligne gratuits. C’est un fait, et cela va durer : l’apprenant n’apprend plus seulement en salle de classe. Il apprend en tout temps et en tout lieu. Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, cela ne le dérange pas d’apprendre sur de petits écrans. Et il apprécie particulièrement de regarder des vidéos sur son smartphone ou sa tablette.

Comment la plateforme LMS s’est-elle adaptée ?

La plateforme LMS a anticipé ces comportements et permet désormais de créer des portails de formationresponsive design” pour les apprenants. C’est-à-dire que, quel que soit le support par lequel l’apprenant voudra accéder à vos dispositifs, il profitera de son potentiel maximum.

La plateforme filtre les contenus en fonction de la compatibilité avec le terminal de consultation et permet ainsi, à la volée, d’adapter la forme au terminal.

Ce confort accru ne masque pas tout à fait les craintes de beaucoup de professionnels de la formation : ne plus avoir de contrôle sur ce que l’usager apprend, où, quand, comment, combien d’heures ? Comment l’accompagner, mesurer ses progrès, le soutenir, si on ne sait plus ce qu’il fait ?

Le digital est-il synonyme de “perte de contrôle” vis à vis des professionnels de la formation?

Qu’on se rassure, la plateforme moderne permet de continuer à tracker toutes les activités de l’apprenant. Qu’importe s’il suit sa formation sur un mobile, un smartphone. Ou même sur une tablette, ou un ordinateur, en mode connecté ou déconnecté si nécessaire. Ses résultats et ses progrès, ainsi que ses interactions sont sauvegardés. Ils sont ensuite transmis à la plateforme lors de la prochaine connexion. Le but étant de consolider ses statistiques et ses tableaux de bord.

L’expérience d’apprentissage de l’apprenant n’est pas interrompue, et c’est tout ce qui compte. En effet, l’espacement dans le temps (spacing), à dose optimale (20 minutes maximum) des apprentissages est un facteur clé de réussite. On constate une meilleure mémorisation, une impression de ne pas avoir perdu son temps, une meilleure estime de soi. Ce qu’on savait intuitivement – et empiriquement parfois – a récemment été prouvé par les neurosciences.

La suite logique ? Concevoir des dispositifs de formation qui prennent en compte ces nouvelles façons d’apprendre, conçus pour cela même. C’est-à-dire des dispositifs d’une durée plus courte, avec moins de texte et plus d’images voire de vidéos. Ou encore avec des interactions à valeur ajoutée, un accès rapide, une écriture plus percutante, etc.

La technologie est là, au service de l’apprenant et de son environnement (peuplé d’accès multiple à la formation en ligne). Les apprenants nous ont montré comment ils souhaitaient apprendre, la Science soutient ses choix : il n’y a plus qu’à !

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Posted by Giovanni Perrone

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