Le social learning et le smart working ont le vent en poupe. Pourquoi et à quoi correspondent-ils exactement ?

Vous avez sûrement entendu parler de ces termes : travail de la maison, télétravail, horaires flexibles, bureaux partagés ou même travail partagé, station debout, etc… La tendance est vers plus de flexibilité et d’aménagements des situations de travail, au cas par cas. Et cette tendance ne cesse de croître.

Le smart working : l’origine du social learning

Cette tendance au “smart working” a été initiée par des collaborateurs qui aspiraient à une meilleure qualité de vie. Les entreprises ont ensuite emboîté le pas de ce mouvement, constatant que cela attirait et retenait les meilleurs talents, et que leur productivité était égale, voire supérieure aux collaborateurs restés en mode “classique”.

Quelles sont les technologies associées au smart working ?

Les nouvelles technologies ont dynamisé cette explosion de liberté. Et, là où on craignait des effets secondaires pervers (smartphone = fil à la patte, frontière entre vie personnelle et professionnelle invisible, isolement social, etc.). On a, en fait, eu la surprise de voir que les gens ont appris à mieux communiquer, à collaborer, à s’organiser, à s’entraider : bref, à être plus malin et plus efficace, et surtout plus “sociaux”.

Si la machine à café, comme lieu d’échanges privilégiés, a encore quelques beaux jours devant elle. Elle devra désormais compter avec les espaces et stratégies collaboratifs d’échanges et de co-construction des savoirs, tels que :

  • wikis : site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs. Ce qui permet l’écriture et l’illustration collaboratives des documents numériques qu’il contient. Cela dans le but de faciliter la co-construction des savoirs,
  • blogs internes et externes à l’organisation,
  • forums internes et externes à l’organisation,
  • peer-learning : on apprend de ses pairs, appelés “accountability partners”, informellement ou formellement (si organisé par l’entreprise),
  • passeurs de savoir : personnes de l’entreprise qui transmettent leur savoir. Une sorte de compagnonnage des temps modernes, coachs ou mentors.
Un nouveau modèle d’apprentissage est né

On découvre ou redécouvre toutes ces nouvelles façons sociales de travailler ensemble, sous un autre jour grâce aux nouvelles technologies. Elles vont dans le sens du modèle d’apprentissage et de développement “70 : 20 : 10”.

Cette hypothèse affirme que les leçons apprises par les employés qui réussissent sont dues à environ :

  • 70% de travail “acharné” et d’expérience pratique sur le terrain ,
  • 20% d’aide de la part des collaborateurs (plus expérimentés ou plus haut placés dans la hiérarchie), et
  • 10% de formations formelles et de lectures.

Réutiliser ce que les autres font, créer du contenu soi-même et ensemble, le partager. Mais aussi, apprendre quand la demande se fait sentir et pressante (stratégie du “juste à temps”), poser des questions, chercher des réponses, publier ses recherches ou ses tutoriels, etc…

Tout cela est devenu banal pour beaucoup d’employés, et devient progressivement la norme pour la nouvelle génération.

Le social learning s’accompagne d’espaces personnels de travail

Si les espaces collaboratifs ont le vent en poupe, les espaces personnels de la sphère privée qui s’y rattachent connaissent un engouement au moins aussi grand.

Les organisations suivent le mouvement et ont à coeur de soigner les espaces personnels de leurs collaborateurs, y compris au travail.

Bien entendu on retrouve cette même logique en formation. L’apprenant a ses espaces customisables de travail, d’apprentissage, avec son profil, ses favoris, son avatar, ses badges, etc. Il apprécie les différentes ressources mises à sa disposition. Il les note, les commente et les juge comme il le fait dans sa vie personnelle. Cela peut inquiéter  ( Mes ressources notées ? ! Et si jamais je n’avais pas la moyenne ! ? ), pourtant, il faut voir dans ce processus de rating et ces commentaires sur les ressources produites, un moyen d’en faire ressortir les meilleures et d’améliorer l’existant.

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Posted by Giovanni Perrone

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