Un tuteur pour accompagner ma formation, et pourquoi ? C’est prouvé, n’importe quel dispositif d’apprentissage est plus efficace lorsqu’une intervention humaine de type tutorale y est adjointe. Et ce, que ce soit en elearning ou dans un MOOC. Les taux d’abandon y sont largement inférieurs, et les compétences acquises supérieures.

Un tuteur d’apprentissage influe sur la motivation de l’apprenant

Nous sommes des humains et, depuis toujours, nous apprenons mieux en compagnonnage, qu’il soit à distance ou en chair et en os. Un tuteur influence positivement notre motivation et nos capacités cognitives, en nous aidant à nous organiser, à “stratégiser” nos apprentissages et à collaborer efficacement en vue d’atteindre nos objectifs.

Un tuteur d’apprentissage participe au ROI formation

De plus en plus d’organisations voient désormais (“enfin” devrait-on dire) au-delà des coûts inhérents à la mise en place d’un système de tutorat.

En effet, elles ont en tête le retour sur investissement sur le long terme. Si on considère le coût de la formation par utilisateur, le nombre d’abandons ou de non-engagement avec la matière. Par exemple, le fait qu’un cours a été consommé, mais pas intégré dans une compétence tangible qui fera une différence pour l’apprenant et son organisation. Puis, si on pondère le tout avec le coût du tutorat, on se rend vite compte du rôle que joue le facteur “tutorat” dans l’équation et le chiffre du ROI final.

Comment choisir un “bon” tutorat ?

Être convaincu que le tutorat est bénéfique pour son organisation est un premier pas. Mais, bien souvent, on se demande ensuite : “Mais comment être certain que ce sera du BON tutorat ?”. Comme il existe un cours efficace et des cours ennuyeux et inutiles, un tutorat mal pensé et mal exécuté peut, en effet, s’avérer pauvre.

Aperçu des “bons” tutorats”

Voici un aperçu des principes d’un tutorat digne de ce nom :

  • Un tuteur est là pour accompagner, soutenir, aider, pas pour enseigner (autrement dit, un bon enseignant ne fait pas toujours un bon tuteur).
  • Il existe différents types de tuteurs qui ont différentes missions et compétences; il faut bien définir et cerner leurs rôles en amont. Par exemple, le tuteur technique, le tuteur de programme, le tuteur de cours, le tuteur administratif, etc.
  • Un tuteur doit être formé au tutorat ; on n’improvise rarement bien dans ce genre de fonction. Des connaissances et des compétences en écoute active, en planification de support à l’apprentissage et en usages pédagogiques des outils sont notamment nécessaires.
Les outils d’aide au tutorat

Les outils de votre LMS doivent faciliter l’implémentation. Mais également la bonne marche de toutes sortes de formats de tutorat dans leurs systèmes de formation, notamment grâce à :

  • le tableau de bord, qui offre une vue d’ensemble au tuteur sur ses groupes. Une vue du cours, une vue isolée d’un groupe, et une vue isolée des participants et des activités de chaque participant du groupe,
  • une correction d’exercices ou de documents. Avec une granularité du reporting qui permet d’identifier une réponse à une question en particulier,
  • la validation de compétences,
  • de la communication entre tutorés et tuteur via le chat, la messagerie, ou les blogs,
  • un calendrier pour fixer des sessions de coaching, en face-à-face ou distancielles, et
  • un espace de partage de documents avec le ou les participants.

Ces outils dans les mains de tuteurs formés est au service d’une stratégie de formation bien pensée. Et ils constituent des ingrédients de premier choix pour un apprentissage optimal.

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Posted by Giovanni Perrone

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